CfP – “Le Végétal dans son milieu urbain”

Journée d’étude en Ecocritique & Ecopoétique – mercredi 24 mai, Université de Perpignan

Conférencière invitée : Nathalie Blanc, Géographe, Directrice de Recherche au CNRS, spécialiste de la nature en ville, de la biodiversité urbaine et des paysages urbains. 

Etudier le végétal dans son milieu urbain, c’est remettre en question l’illusion selon laquelle les humains, en érigeant les sociétés modernes, se seraient détachés de la nature (Bruno Latour). Si les structures urbaines laissent peu de place aux proliférations et au frayage du sauvage, et si nombre de citadins semblent vivre emmurés dans des idéologies et des univers technologiques fondés sur une séparation entre la culture humaine et la nature non-humaine, il reste que les formes végétales participent au cosmopolitisme et continuent de se propager, résistant ça et là à la domestication. Les vignes et herbes folles tracent des lignes de fuite imprévues dans lemaillage de la ville, poussant dans les failles du goudron et se déplaçant en rhizomes, en voyages polliniques au gré des pluies et du vent, avec les oiseaux et les insectes. Parce que le végétal évolue, sans volume ni contour limités par nature, en « une interminable sculpture de l’être dans le devenir » (Bailly), ne serait-il pas pour nous, humains, source d’inspiration double, par l’air que nous partageons avec lui, et par son effet sur notre imagination, ouvrant la voie vers des devenir-humains autres, comme l’envisage par exemple Luce Irigaray ? A l’instar des racines des arbres qui travaillent le ciment par en-dessous, le craquellent et le boursoufflent pour reterritorialiser le goudron en vallons et crevasses, nos propres racines terrestres et cosmiques ne pourraient-elles pas également déterritorialiser et reterritorialiser les cartographies de nos existences urbaines ?

Non seulement les humains respirent et se nourrissent en grande partie grâce au monde végétal, par ailleurs les limites de l’entreprise moderne se révèlent indéniablement chez tous les sujets allergiques au pollen. Le végétal nous rappelle l’existence d’un temps cyclique, non-humain, et par là, l’appartenance de l’humain à un niveau cosmique ; le végétal évolue au rythme des saisons et réenchante ainsi nos existences urbaines dominées et découpées par le béton, la brique et le ciment. Parler du végétal dans son milieu urbain, c’est le replacer au cœur de la vie des humains, qu’il s’agisse de qualité de l’air, de nourriture terrestre ou spirituelle, de cadre de loisirs ou de contemplation, de questions d’esthétique, d’urbanisme, ou d’écologie.

Cette journée d’étude s’intéressera de façon transdisciplinaire aux liens entre le végétal et l’humain en milieu urbain, en s’attachant aux points suivants :

–          Les rapports entre les formes et existences végétales (liens avec la biosmétiotique) en milieu urbain et les formes artistiques urbaines, qu’elles soient littéraires, graphiques ou plastiques notamment ; la question d’une écopoétique végétale qui pourrait donner à entendre, goûter ou sentir les existences végétales, ou encore, le rôle du végétal comme acteur d’« art involontaire » à la façon de Gilles Clément.

–          La valeur du végétal dans le patrimoine d’une ville, la place accordée aux parcs, espaces verts et jardins publics à l’intérieur des villes ; le développement d’un urbanisme vert, comme les expériences des « cités végétales » conçues par Luc Schuiten.

–          Le rôle du végétal dans des modèles de société alternatifs et dans ce que l’anglais appelle « grass-roots politics », par l’aménagement notamment de jardins communautaires fleuris, de potagers urbains individuels ou partagés, le développement de l’agriculture biologique ou de la permaculture en centre ville ou dans des zones périurbaines, l’engagement des citoyens dans des AMAPS locales, etc.

–          Le place du végétal dans l’éducation urbaine, à l’école, dans les centres de loisirs, les livres pour enfants et la littérature de jeunesse (par exemple l’entreprise de Nathanel Johnson, dans Unseen City).

Cette journée d’études s’inscrit dans le sillon du colloque international en écopoétique organisé à Perpignan en juin 2016 sur le thème du réenchantement du monde. Ce dernier ayant majoritairement attiré des travaux portant sur la nature en dehors des villes, il nous est apparu que la question du réenchantement du sauvage urbain représentait un terreau fertile qui mériterait d’être creusé. Ce thème fera donc l’objet d’un deuxième colloque international en juin 2018. La présente journée d’études portant sur le végétal dans son milieu urbain en est un premier jalon.

La langue de communication sera le français. Les propositions (300-400 mots) sont à envoyer avant le 30 mars 2017 à Bénédicte Meillon (benemeillon@gmail.com) et à Margot Lauwers (margot.lauwers@gmail.com).

Comité scientifique :

Nathalie Blanc, LADYSS, Paris

Isabelle Cases, CRESEM, Université de Perpignan (UPVD)

Bertrand Guest, Ecolitt, Université d’Angers.

Margot Lauwers, CRESEM, UPVD

Bénédicte Meillon, CRESEM, UPVD

Jonathan Pollock, CRESEM, UPVD

Comité d’organisation

Margot Lauwers, Université de Perpignan

Bénédicte Meillon, Université de Perpignan

Bibliographie très sélective

Bailly, Jean-Christophe. « Pictural, végétal », paru dans Alliage, n°64 – Mars 2009, Pictural, végétal, mise en ligne 31 juillet 2012,http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3386.

Blanc, Nathalie et Barbara L. Benish. Form, Art and the Environment: Engaging in Sustainability. Routledge, 2016.

Irigaray, Luce et Michael Marder. Through Vegetal Being: Two Philosophical Perspectives.Columbia Press University, 2016.

Jaquier, Claire. « Utopies et dystopies végétales. Questionnements contemporains au regard des Lumières. »http://www.fabula.org/atelier.php?Utopies_et_dystopies_vegetales

Johnson, Nathanael. Unseen City: The Majesty of Pigeons, the Discreet Charm of Snails & Other Wonders of the Urban Wilderness.Rodale, 2016.

Termite, Marinella. Le Sentiment Végétal: Feuillages d’extrême contemporain. Quodlibet, 2014.

Vieira, Patricia et al., eds. The Green Thread. Dialogues with the Vegetal World. Lexington Books: Ecocritical theory and Practice, 2015.

Advertisements

CfA – “Innovation for Sustainable Modernity: The Nordic Model and Beyond” Ph.D. Course

An interdisciplinary Ph.D. Course on “Innovation for sustainable modernity: The Nordic Model and beyond” will take place at the University of Oslo on 27–31 March 2017.

Here you can find more information:

http://www.sum.uio.no/english/research/doctoral-degree/doctoral-courses/2017/sustainable-modernity/

The course is also intended for doctoral students in literary and cultural studies, and the deadline for applications is 15 February. The course is free, and students from outside Norway can apply for funding of their travel and accommodation costs.

CfP – “Mobilising Cultural Studies” ACSIS conference, Norrköping 19-21 June 2017

 

In 2017, at the time of our 7th biannual conference, ACSIS (Advanced Cultural Studies Institute of Sweden) takes the initiative to re-think and re-conceptualize what cultural research means in the digital and global present. Today cultural research is challenged to respond to global complexities in the form of human displacements, geopolitical restructurings, climate change and digital media. It must also answer to the performativity of numbers presented by digital humanities to investigate big data sets and the demands for producing knowledge with a measurable impact in society and the academic community.

Confirmed keynote speakersNicholas de Genova, scholar of migration, borders, citizenship, race, and labor; Elisabetta Costa is an anthropologist specialized in the study of media and digital media; Astrida Neimanis is committed to growing a next-generation field of environmental humanities that integrates its own feminist, queer, critical race, and indigenous roots.

The conference addresses the possibilities and challenges for engaged cultural research by an open call for papers and sessions. Participants are invited to submit abstracts to any of the parallel sessions listed on ACSIS webpage:http://www.isak.liu.se/acsis/konferenser/accepted-sessions?l=sv

or in any of the topics listed below.

Send a 150-word description of your paper to acsis-konferens@isak.liu.se. Information on the format is posted on ACSIS website.

Extended deadline February 10 2017.

  • Environmental humanities
  • Data cultures
  • The anthropocene
  • Migration and cultural change
  • Intersectionality
  • Politics of belonging
  • Digital humanities
  • Cultural studies and the arts
  • Consumption and everyday life
  • Museums and heritage
  • Human/non-human relations
  • Mediatisation of everyday life
  • Digital Media
  • Use and mis-use of culture

Summer School 2017 in Political Ecology with Bruno Latour

May 29th – June 2nd, 2017

Program

The international interdisciplinary summer school will take place at the Forum Scientiarum of Tübingen University, from May 29th – June 2nd2017. During the summer school, twenty graduate students and junior scientists from all over the world will have the opportunity to discourse the complex and ambiguous figure of Gaia with this year’s Unseld lecturer Bruno Latour. In addition, up to twelve participants will be selected to present their own research related to Latour’s work during the summer school. The participants will also attend the Unseld Lecture held by Bruno Latour and an interdisciplinary colloquium, both open to the public.

Application procedure

To apply for the international summer school, applicants have to send in a completed application form downloadable from our website (www.unseld-lectures.de/cfa), including a CV according to usual standards. Additionally, each applicant is required to submit an essay of up to 5000 characters. This essay should delineate your specific motivations and qualifications for the summer school’s topic. Deadline for the receipt of complete applications (application form, CV, essay) is March 10th, 2017. A letter of admission will reach successful applicants by March 30th.

There is no program fee. The Forum Scientiarum seeks to facilitate the participation of competent students from all over the world, and as the Forum Scientiarum is provided a limited fund by the Udo Keller Foundation Forum Humanum for covering part of travel expenses, limited financial resources should not affect your decision to apply. Moreover, the Forum Scientiarum will assist participants in finding inexpensive accommodation. For more information please see our website.

Applications should be sent to unseld[at]fsci.uni-tuebingen.de or to the following postal address:
FORUM SCIENTIARUM
Doblerstr. 33
D-72074 Tübingen
Germany

They ask applicants to subscribe to a mailing list for further updates on this event. For subscription, send an e-mail to unseld[at]fsci.uni-tuebingen.de including the name of your university.

If you have any questions, please do not hesitate to write an e-mail or consult the website.

CfP for special issue of Green Letters

‘J. G. Ballard and the Natural World’

250-word abstracts for 6000 word articles are invited. Please send abstracts and any questions to thomas.knowles@bcu.ac.uk. The deadline for abstracts is the 30th of March 2017. A decision as to which articles will be commissioned will be made by the end of May. The deadline for first draft essays will be Dec 2017 with publication due by the end of 2018.

Read more about possible themes and other infos

 

CfA: Writing with Undisciplined Discipline: A Writing Workshop

Writing with Undisciplined Discipline: A Writing Workshop with Environmental Humanities,  26-27 January 2017, organised by
KTH Environmental Humanities Laboratory at the Division of History of Science, Technology and Environment
TEMA – Department of Thematic Studies at Linköping University
Funded by Seed Box, a Mistra-Formas Environmental Humanities Collaboratory

For more information and the application deadline see the  the call-for-applications for the writing workshop.

CfP for a Panel at ALSE 2017

Panel proposal for ASLE. June 20-24, 2017 at Wayne State University, Detroit, Michigan.

Corrosions of justice:
addressing water pollution and (mis)management

 

Recent studies have shown that the world’s freshwater supply is being used faster than it is being replenished. Dwindling water resources have been compounded by recent and ongoing events such as the lead-contaminated water supply in Flint, Michigan; once-in-a-millennium droughts in the southwestern United States and central India; the increased privatization of water; as well as socio-environmental tragedies due to industrial malpractices causing extreme pollution on rivers such as the Animas in Colorado and Rio Doce in Brazil. These environmental disasters affect poor and marginalized communities most in the form of what Rob Nixon has called “slow violence,” a form of environmental catastrophe that unfolds over time and often goes undetected or ignored by spectacle-driven media. Such crises expose the corrosion of water/environmental management systems and well as of legislative structures and their implementation, and often result in the corrosion of trust of the affected communities and those concerned with the wellbeing of the environment. This panel seeks papers exploring the ways in which literature, film, and the arts work to materialize the hidden effects of water crises, uncover the (mal)practices and (mis)management leading to them, and/or propose alternative, non-corrosive ways of interacting with the liquid element. We welcome perspectives on drought, flooding, access to water sources, privatization, public health and contamination, and more.

 

 

Panels will consist of 4 presentations of 15 minutes each.

If you would like to submit a proposal for consideration please send a 300-word abstract plus a brief bio, no later than November 21, to:

Matt Henry: mshenry1[at]asu.edu

Isabel Pérez: isabel.perez[at]abe.kth.se

 

Submission deadline for panels to the organizers of ASLE 2017 is December 12, 2016.